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lundi 12 janvier 2009

Lagnes mur de la peste Dimanche 11 janvier 2009

Le départ est la place du village de Lagnes. Nous sommes en début d'après-midi, le ciel est magnifique et les restes des chutes de neige de mercredi sont encore très visibles.
Lagnes est situé à l'extrémité ouest du plateau du vaucluse, aussi le chemin monte rapidement, nous marchons en direction de la tête du soldat.



Pour cette reprise après les fêtes, bien que les températures soient basses, nous sommes un bon groupe de marcheurs.







Les oliviers avec de la neige, c'est toujours un beau spectacle.








Nous avons pris 200m de hauteur et nous sommes au-dessus du village de Fontaine de Vaucluse







Les sous bois sont enneigés









Un Aiguier: Citerne creusée dans la roche calcaire et alimentée en eau de pluie par un système de récupération des eaux de ruissellement.






Nous arrivons au mur de la peste: Pourquoi ce nom et son édification?:

En mai 1720. Le Grand Saint Antoine arrive à Marseille, chargé d'étoffes en provenance du Levant. Le mal déclaré à bord est caché, les marchandises sont débarquées. La peste se répand dans la ville, les habitants s'enfuient, la peste gagne les villes de Provence.


En 1721, la peste s'étendait toujours, Avignon était atteint, ainsi que quelques localités du Comtat. Pour limiter la propagation de la maladie, que les restrictions de circulation ne parvenaient pas à contenir, les territoires pontificaux d'Avignon et du Comtat Venaissin qui sont l'administration du Vice légat, décidèrent de se protéger en édifiant une barrière sanitaire appelée "la ligne" et matérialisée par une muraille de pierres sèches.


Construit dans l'urgence et à la hâte, entre le 17 mars et fin juillet 1721, le mur de la peste est un assemblage irrégulier qui chemine sur 25 km traversant les Monts de Vaucluse.
Tout au long du mur, on peut trouver 40 guérites, 50 corps de garde et 21 enclos.





Gardée par des troupes, cette muraille se révéla inutile, malgré l'ordre de tirer à vue. Sa construction et son entretien ( jusqu'à la levée du blocus le 3 février 1723) ruina les finances d'Avignon et du Comtat.

Photo des ruines d'un corps de garde.


Photo d'une guérite.

A Marseille, l'épidémie cesse définitivement en août 1722. A partir du début1723, toutes les lignes du blocus sont levées et les Français quittent le Comtat. (Les soldats Français remplaçaient les Comtadins sur la ligne depuis le 29 juillet, de l'autre côté, pour éviter le retour de la peste vers Marseille)


Guérite située à 2m 50 du mur, ouverture tournée vers celui-ci.

Un peu d'histoire sur le grand St Antoine:
Le 25 mai 1720, venant de Syrie, il accoste à Marseille. La ville de Marseille est alors dirigée par quatre échevins élus par les représentants de la bourgeoisie Marseillaise.
Une part importante de la cargaison appartient au négociant Estelle, premier échevin de la ville.



Photo d'enclos (Ils servaient d'entrepôts pour vivre et fourrage)

le 3 avril 1720, un passager turc est embarqué à Tripoli, il meurt deux jours plus tard, sur le chemin du retour 7 matelots et le chirurgien meurent, un huitième matelot tombe malade peu avant l'arrivée à Livourne en Italie.
A la hâte du capitaine Chabaud de livrer la marchandise avant la Foire de Beaucaire, par négligence ou?, les médecins Italiens laissent repartir le navire.



Le mur sur sa partie reconstruite.

Après une escale discrète au Brusc ( près de Toulon) le capitaine fait prévenir les armateurs du navire.
Les propriétaires font jouer leur relations et intervenir les échevins pour éviter la quarantaine.
Il est simplement demandé au capitaine de repartir à livourne chercher une patente nette. " sauf conduit " celle-ci est délivrée et le Grand St Antoine entre dans le port de Marseille le 25 mai 1720. Il mouille à l'ile de Pomègue et le 4 juin il est autorisé à débarquer ses marchandises et passagers aux infirmeries d'arenc en vue d'une petite quarantaine. Il sera finalement placé en quarantaine à l'Ile de Jarre le 27 juin.
Le 9 juillet 1720 la peste est officiellement déclarée à Marseille.


Photo: le mas du Chat

le régent Phillipe d'Orléans ordonne le 28 juillet de faire brûler le navire. Cet ordre n'est exécuté que tardivement le 25 septembre; ( son épave calcinée a été retrouvée en 1978. Les vestiges remontés du navire sont exposés au musée de l'hopîtal Caroline sur l'île Ratonneau)
La peste sévit dans la ville jusqu'à fin octobre 1720 et fait environ 40000 victimes Marseillaises soit près d'un tiers de la population de l'époque
.


Photo: retour à Lagnes

Au plus fort de l'épidémie, il y avait plus de mille morts par jour. Puis lentement d'abord et ensuite avec une rapidité chaque jour accrue, la peste recule. Cependant, il y a des reprises, une rechute en août 1722 fera 260 morts.
Le capitaine Chataud fut tenu pour responsable et emprisonné au château d'If pendant près de trois ans.

Déjà à l'époque, beaucoup de responsables mais non coupables.

Quelques courageux qui firent tout pour éradiquer la peste. (Enlèvement des cadavres, nettoyage des rues et maisons , chasser les chiens qui dévorent les morts, etc....)
Le Chevalier Roze, Monseigneur de Belzunce, l'archiviste Capus, le secrétaire Pichatty de Croissainte, le peintre michel Serre, le docteur Peyssonnel, le docteur Bertrand, le directeur de l'hôpital Brun-Garnier, le lieutenant de l'amirauté gérin-ricard et bien d'autres.


Nous terminerons notre fin d'après-midi à la salle du bassin autour de délicieuses galettes des rois.

mercredi 7 janvier 2009

Neige sur Salon le 7 janvier 2009


Depuis ce matin, il neige abondamment avec une température négative. Par arrêté préfectoral, les autoroutes du département sont fermées à la circulation. Ce matin, j'étais dans le Vaucluse le retour sur Salon a été difficile.
Le jardin est sous la neige, les bassins recouverts par celle-ci.



Sylvain n'a pas pu se rendre à son travail, un camion était en portefeuille sur la RN113.







La serre est recouverte de neige, j'espère que mes cactacées, crassulacées, sempervivum et autres succulentes vont résister







Maintenant, il va falloir dégager pour rentrer les voitures.








Ouf ! les deux sont dans le garage, reste le départ demain matin?








Nous n'avons jamais connu une telle quantité à Salon de Provence.








dimanche 4 janvier 2009

Le site de Calès le Castellas 4 janvier 2009

Pour ce début d'année, une sortie adaptée aux traditions de l'association. (brioche des rois, confiseries, chocolats accompagnements liquides etc). Pour satisfaire ce rituel, un grand classique régional pas difficile ni trop éloigné : le site de Calès.
Nous partons du village de Lamanon en direction du site de Cales.
La température est de -3°, pas de vent, un ciel bleu, une montée pour se réchauffer nous sommes dans le site troglodyte.




Au moyen-âge, ce site troglodyte comptait plus de 200 âmes, vivant dans des habitations creusées dans la roche tendre.
Le cirque de Cales, entre deux falaises rocheuses compte 58 habitations.
Il est fermé au sud et au nord par des murs de courtines, il reste quelques morceaux en ruines d'un château du XII eme siècle, démoli et reconstruit plusieurs fois.


Un peu d'acrobatie pour sortir du cirque par les falaises.









Ouf, nous atteignons le point haut où se trouve la tour de gué et une table d'orientation.












En descendant du plateau St jean, nous passons devant les vestiges des chapelles St Jean et Ste Marie.
Un regard sur le cintre de porte nous laisse penser que au fil des siècles des modifications d'architecture furent réalisées.






Après avoir fait le tour du plateau St jean, nous arrivons à la chapelle St Denis. ( nous sommes à la sortie nord du cirque de Cales).
Construite en 1150 sur les vestiges d'une plus ancienne, elle fut restaurée à la fin du XV siècle. ( agrandie, surélevée et recouverte d'un toit de lauzes).
Vandalisée après guerre, elle fut restaurée entre 1989 et 1999.


Nous repartons en direction du Castellas de Roquemartine.

Construit au XII et détruit au cours du XIV siècle.








Le Pigeonnier en bas du château.











Le pigeonnier vu de l'intérieur. chaque pigeon avait sa cavité.
j'ai compté plus de mille loges.
Malheureusement, plus de toit et deux arbres qui poussent à l'intérieur.





Depuis notre départ, la température est un peu remontée, avec ce creux de terrain à l'abri des souffles d'air et parfaitement exposé au soleil nous avons l'endroit idéal pour nos agapes de première sortie de l'année.





Le sacre des reines










Au retour, depuis le plateau St Jean, un panoramique vers l'ouest.
La chaîne des Alpilles, d'Eyguières à St Etienne du Grès.

lundi 29 décembre 2008

De Gordes à St Pantaleon 29 décembre 2008

Pour cette dernière promenade de 2008, une petite rando. tranquille entre les fêtes.
Nous partons du parking des Bories à Gordes pour rejoindre St Pantaleon par le col de Gordes.
Il est 9h30, la température est de -3°, heureusement sans vent et avec un beau soleil qui va vite nous réchauffer.


A une croisée de chemin, un oratoire.

Les chemins que nous empruntons desservent de belles propriétés.

Nous voyons quelques bories "modernisées" fenêtre, télévision, chauffage ? On peut se poser des questions!!!!




Dans une trouée, une belle vue sur Gordes.








Nous arrivons à St Pantaleon, Son église du XII siècle, autour de celle-ci, sa nécropole rupestre.

Le gros rocher à l'arrière de l'église est une nécropole, les tombes sont taillées dans la roche.




Les tombes taillées dans la roche autour de l'église.












Les tombes taillées dans le gros rocher, beaucoup étaient de petite taille. A cette époque, la mortalité infantile était élevée.











Nous sommes repartis vers le moulin de Badelle.
Les propriétaires ont réalisé une belle restauration.
Nous profitons du lieu pour notre repas, la température est bien remontée, un beau ciel bleu, pas de vent, c'est parfait.





Nous sommes tellement bien que personne n'est pressé de repartir. Selon les goûts, belote, discussions, sieste digestive.







Opuntia ficus indica : Raquette d'opuntia, figuier de barbarie

Lui aussi est bien installé au soleil, encore quelques fruits avant l'hiver.









Sur le chemin de retour, nous nous rapprochons de Gordes.








En passant devant une propriété, surprise, les volailles sont exotiques.
Si ils les gardent pour le prochain réveillon, ils leur faudra un grand four.

L'Emeu: de 1m50 à 1,80 pour un poids de 56 à 68Kg
longévité: 40 ans, reproduction 20 ans. Il vit en couple monogame.
(Prévoir un grand terrain)

Nous terminons notre rando par la visite du beau village de Gordes.

Nous partons du bas du village en remontant par des calades le long du ruisseau.

Sur cette photo, prise d'une cour intérieure un porche permet au ruisseau de passer sous la maison.





Les calades qui nous permettent de monter au village.












Comme on peut le constater sur cette photo, les constructions épousent la forme des roches.
Un joli mur d'enceinte pour cette propriété.






Une architecture adaptée au besoin de circulation " de l'époque"

La calade passe sous la maison, la voute du porche est à quatre arcs





Les ruelles sont étroites, même avec des charrettes et des ânes, ça ne devait pas être évident pour les croisements.











Arrivés en haut du village, la grande place avec ses commerces et restaurants dominée par l'imposant château.







Nous descendons par le théâtre, j'en profite pour faire une vue panoramique à gauche le plateau du Vaucluse, au centre la plaine du Calavon, sur la droite le Luberon et le Mourre nègre.

dimanche 21 décembre 2008

Mont Ventoux Raquettes 21 decembre

Après un dimanche 7/12 bloqué pour raisons professionnelles et un dimanche 14/12 pour cause de pluies diluviennes, nous renouons avec nos sorties.
Cette semaine, lors d'un RV dans le Vaucluse, j'avais constaté que le Ventoux était couvert de neige. La journée était annoncée très belle avec mistral 80km/pour les rafales.
A 9h30 nous étions à la station en train de nous équiper pour une balade en raquettes


Nous traversons la station pour partir par la bergerie de l'Avocat. En nous retournant, nous avons une très belle vue sur les Alpes enneigées.
Nous avons reçu de grosses quantité d'eau en début de semaine, mais pour le Ventoux, c'était de la neige.
Sur la route, par endroit les murs de neige réalisés par les chasse-neige approchaient les 2 mètres.

Nous partons de la bergerie de l'Avocat.









Bien équipés, nous sommes prêts. j'ai retiré les gants pour les photos, je les renfile vite.






Le niveau de neige atteint presque le toit de la bergerie.









Le poids de la neige à fait de la casse sur les hêtres.







Quatre jours après l'arrêt des chutes de neige et une température positive, les arbres sont encore bien chargés.











Une photo panoramique en sous-bois.


Notre souhait était de faire le tour du mont Serein, mais arrivés au pierrier du grand Vallat, la couche de neige masque totalement le G R. Après quelques tentatives pour retrouver des marques, connaissant l'instabilité et le fort devers du pierrier, par sécurité nous rebroussons chemin pour le retour.
Nous profitons d'un endroit ensoleillé pour nous installer confortablement dans la neige pour notre repas. ( merci les équipements et matériaux modernes)

Viscum album le Gui
Cette plante se fixe sur son hôte par des suçoirs, comme elle est chlorophyllienne, elle ne puise dans l'arbre que la sève brute.
Le gui était une plante vénérée par les Celtes, en particulier celui qui parasite le chêne et qui est rare.

Pour nous, la remontée est un peu lourde car la neige humide colle aux raquettes et parfois la quantité est importante et nous avons l'impression de marcher sur des échasses. Après 5 heures de marche, nous sommes contents de les poser et satisfaits de notre agréable journée.